Les bijoux d’avant à nos jours

Le bijou est un accessoire qui existe depuis la nuit des temps et au fil des siècles, malgré le fait qu’il est accessible à tous, il a une certaine réputation de « bien précieux » voire même de « trésor », mais tout dépend de la matière avec laquelle il a été conçu. Signe de richesse, de noblesse ou encore accessoire de beauté, le bijou tient une place importante dans les différentes cultures du monde et surtout il ne cesse de s’évoluer pour quand même rester aujourd’hui un objet de convoitise et de caprice.

Histoire générale

Selon les recherches qui ont été réalisées, l’usage d’ornements corporels a commencé dès le Paléolithique, il y a 100 000 à 135 000 ans de cela. Des coquillages perforés ont été retrouvés dans un site situé en Afrique du Sud datant de 75 000 ans avec des traces d’usures liées à un port pas les Hommes de l’époque. Il en a été ainsi déduit que les parures du Paléolithique supérieur fussent principalement faites de coquillage ou en dents d’animaux. Et la chercheuse Yvette Taborin s’est penchée sur des classifications qui ont permis de mettre en évidence que l’usage de certaines dents en parure provenant d’animaux de différents horizons ne se situant pas forcément dans la zone d’habitation des humains. En outre, les dents les plus utilisées sont les canines pour les animaux carnivores, sans doute à cause de leur forme particulière (pointues par rapport aux autres dents) et les incisives s’il s’agit d’animal herbivore. En ce qui concerne les coquillages, ils peuvent être issus d’espèces vivantes, mais aussi de gisements fossiles. Dans ce cas, ils sont sélectionnés pour leur grande proximité avec les espèces vivantes.

Au Néolithique, c’est la perle qui se développe aux dépens du coquillage. Façonnée dans de nombreux matériaux (coquillage, os…), elle est assemblée dans une multitude de formes (coiffes, installations sur les vêtements, parures de bras ou de jambes…).

Au Moyen Âge, les bijoux sont pour la plupart inspirés par la religion de sujets et les pièces ont souvent été réalisées en émail peint ou utilisant les formes fantaisistes des perles baroques. Au XVIIe siècle, les motifs religieux dominaient encore très largement lorsqu’il est question de parure, comme le prouvent les différents pendentifs datés de cette période et conservés dans les différents musées spécialisés dans ce genre de pièces. Selon les approximations, l’Espagne est souvent l’origine des pièces souvent ornées de scènes peintes sous verre ou réalisées en fixé-sous-verre. Les bijoux reliquaires sont toujours appréciés du fait que la religion tenait une grande place à cette époque. Une grande partie des pièces de cette période sont actuellement très rares et ont terminé au XIXe siècle entre les mains de collectionneurs ou de familles royales.

Pourtant, avant la période de la Renaissance, il est assez difficile de préciser la provenance géographique des bijoux. Les nombreux échanges et le commerce entre les différents royaumes ont fait que les bijoux ont été produits un peu partout dans le monde. De plus, les inspirations sont venues de partout et les gravures réalisées pour donner les bijoux étaient des copies d’ornements et de gravures présentent dans toute l’Europe.

Au XVIIe siècle, les bijoux de tête et les épingles étaient très populaires et les ornements de corsage étaient portés en pendants, suspendus ou cousus au vêtement des dames de l’époque. Déjà à ce moment, les pierres précieuses dont le prix était défini par la rareté faisaient du bijou une pièce vraiment très onéreuse et signe de richesse pour son propriétaire. Durant la première moitié de ce siècle, la flore était traitée de manière à prendre l’apparence d’art, c’est-à-dire assez abstraite et déformée sur des ornements de corsage ou sur des épingles de coiffure en argent émaillé orné de diamants ou de cristaux de roche dont les revers portaient un décor polychrome en émail.

Rôle que tiennent les bijoux

Au fur et à mesure qu’il a pris de la place, le bijou va être signifiant du statut social spécifique du porteur. En effet, la société respectait les personnes qui étaient parées de la tête au pied, car les bijoux avaient une certaine valeur. Mais à part cela, ils ont aussi une fonction identitaire, c’est-à-dire qu’ils marquent l’appartenance du porteur à un groupe spécifique, que ce soit en rapport avec la religion, la politique ou encore l’appartenance à des sociétés secrètes. Et en parlant de religion justement, comme l’histoire l’indique, les bijoux sont utilisés comme amulettes, gris-gris, talismans, objets « thérapeutiques » qui protègent leur porteur ou parfois même le « soigne ».

Et justement, actuellement, les bijoux ont un rôle spécifique dans la vie quotidienne du porteur. Surtout utilisés comme accessoire de beauté, ils se glissent parmi les différents objets de la vie quotidienne comme les peignes, les attaches de capes, ceintures, pics à chapeaux ou à coiffes…, des déclinaisons qui font l’objet de phénomènes de mode et qui stimulent l’envie chez les consommateurs d’en acquérir toute sorte. Les marques et les industries du bijou comme Pandora ont su profiter de ce boom pour sortir l’épingle de leur jeu. Pour les événements marquants tels qu’une première communion, un mariage ou plus personnels, les bijoux peuvent constituer des souvenirs pour ceux qui les portent, des souvenirs qui restent et qui seront aussi précieux que la matière avec laquelle ils ont été faits.

En résumé, entre la première utilisation de bijoux ou d’ornements pour le corps et le phénomène commercial qu’ils sont devenus aujourd’hui, il s’est écoulé plusieurs milliers d’années. Les premiers Hommes aimaient déjà se parer de dents d’animaux ou de perles avant que cette pratique n’évolue pour petit à petit devenir les bijoux connus aujourd’hui. Actuellement, ils sont justes employés pour faire jolie, mais ils peuvent être bien plus que cela grâce aux différentes significations qu’ils peuvent avoir selon ce que le porteur veut. Le bijou est devenu un compagnon indispensable.